Fernand Daucho est né à Paris le 3 décembre 1898 d’une famille d’origine belge, par la suite naturalisée française.
De 1910 à 1912, il suit les cours supérieurs de dessin de la ville de Paris, boulevard Montparnasse, dirigé par Jobbé-Duval.
De 1912 à 1915, il entre sur concours à L’Ecole des Arts Appliqués de Paris. Il en sort 1er.






En 1917, après un court passage comme dessinateur calqueur à la firme d’aviation Morane-Saulnier à Puteaux, il est incorporé dans l’armée en avril. Il part au front en décembre, après avoir passé le concours d’entrée à l’Ecole des Arts Décoratifs organisée par les soldats mobilisés.

En 1918, il perd le bras gauche pendant l’offensive du 21 août à Nampcel dans l’Aisne.
En 1920 il travaille comme dessinateur décorateur à Casablanca.
De retour à Paris en 1921, il retrouve les cours du soir du boulevard Montparnasse et fréquente l’académie Colarossi, rue de la Grande Chaumière.
En 1923 et 1924 il découvre Pont Aven avec émotion. Il séjourne à l’hôtel Terminus puis à l’hôtel de la Poste chez Julia Corelleau.
Il épouse Anna Le Naour en 1925 à Pont Aven. Puis s’installe à Lozère en Seine et Oise où il restera jusqu’en 1933.

En 1927 il expose deux peintures au Salon des Indépendants.
En 1928 première et pratiquement unique exposition particulière à la galerie Henry à Paris, où il présente 50 peintures dont 31 de Bretagne.
1930-1932 il est élève à l’Ecole du Louvre.
En 1933 il abandonne la vie parisienne pour se fixer à Riec-sur-Belon. Il peint sur le motif des paysages des environs. Il se lie d’amitié en 1939 avec le peintre Maurice Asselin.
Il s’établit en 1942 à Ymeray en Eure et Loire où il peint des paysages de la Beauce. Il expose au Salon des Tuileries et au Salon d’Automne.
En 1943 il publie un article sur Emile Jourdan.
En 1950 et 1951, retour à Pont Aven où il construit une maison au milieu des rochers sur le coteau du Bourgneuf baptisée « Five Fingers » Il y travaille avec ardeur. Il rencontre Vlaminck en séjour à Pont Aven et noue avec lui une solide amitié.
Lassé d’être confondu avec le peintre Gabriel Dauchot, il abandonne le T final et son patronyme et signe désormais Daucho.
En 1952 il restaure bénévolement 15 toiles de Meyer de Haan en Bretagne.
En 1954 il publie un article sur le Christ jaune de Gauguin.
En 1958 changement rapide et profond dans son style qui devient géométrique et dans le choix des sujets pris dans la vie moderne.
Période d’épanouissement entre 1969 et 1971. Il travaille avec acharnement et dans la solitude selon sa nouvelle manière.
En 1972, exposition personnelle au musée de Brest.
Il se fixe à Port Louis en 1973. Il expose à l’hôtel de Ville de Pont Aven, et à nouveau en 1978.
Daucho est décédé le 10 juin 1982 à Riantec dans le Morbihan.

